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Lettre de Jean-François Vacher-Aveline, directeur de la scène de la Comédie française

article publié par Thomas Portnoy le 8 avril 2004 (modifié le 11 avril 2004 et consulté 1140 fois).

Lettre de Jean-François Vacher-Aveline, directeur de la scène de la Comédie Française

A Monsieur Brice Parent et toute la troupe du Roi Cerf.

Vous avez eu la gentillesse de m’inviter à une de vos représentations, et j’y fus hier soir 24 avril. Je tiens à vous en remercier, et surtout à vous dire combien j’ai trouvé étonnante la qualité du spectacle que j’ai vu. J’ai beaucoup travaillé avec Eric Lamy, le fils de Pierre, je connais bien cette famille, leur amour du théâtre, et la transmission qu’ils souhaitaient en faire en fondant cet atelier. Je trouve que ce passage de flambeau est parfaitement réussi.

Vous avez choisi de monter une pièce difficile. Représenter des fables oniriques au théâtre est toujours une vraie question. Il faut trouver les formules simples de transformations, les idées de mise en scène et de décors lorsque les moyens sont limités et ne reposent que sur les bonnes volontés de tous.

Vous êtes parvenu à nous donner un spectacle fin, spirituel, inventif, où chaque acteur peut mettre en valeur ses propres qualités.

De plus, on retruve ici la vraie tradition du théâtre de la commedia dell’arte. Les personnages joués à l’extrême, parfois un peu caricaturaux, cet esprit de tréteaux et surtout l’humeur et l’amusement. Tout ceci dans le carcan rigoureux de la représentation théâtrale.

La musique est raffinée et spirituelle, les musiciens excellents en partenaires des interprètes.

Voilà un travail abouti, d’étudiants amateurs bien sûr, mais au sens noble des mots dans leur signification première : « Ceux qui apprennent et qui aiment ».

Bravo encore à tous.

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